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Développer les compétences en lecture

Développer les compétences en lecture des élèves ayant une déficience intellectuelle légère.

 

Ce projet de recherche-formation veut contribuer à contrer les difficultés particulières et persistantes d’accès à la lecture des élèves ayant un DIL en fin de cycles scolaires primaires et en début de secondaire. Basé sur des connaissances scientifiques récentes dans le domaine de la littératie, il vise une mise en place de pratiques nouvelles et efficaces en classe pour soutenir le cheminement vers la réussite scolaire de ces élèves.

  • En effet, pour les élèves ayant une Déficience Intellectuelle Légère (ci-après, DIL), l’apprentissage de la lecture est d’une importance primordiale non seulement pour leur réussite éducative (MELS, 2005) mais également pour leur inclusion sociale (Martini Willemin, 2013; Moni, 2007).
  • Malheureusement, l’enseignement de la lecture à leur égard est souvent basé sur l’apprentissage d’un nombre limité de mots globaux, ce qui ne leur permet pas d’atteindre un niveau minimal de compétence en lecture (Allor, et al. 2010). Ainsi, des études récentes font état des difficultés vécues par les élèves ayant une DIL, notamment lors de la lecture de textes courants. On constate également un taux élevé d’illettrisme pour cette population d’élèves devenus adultes, qui est associé à des risques importants d’inadaptation sociale (Cerasale, 2010; Duchesne et al, 2013).

D’autres recherches documentent aussi de nouvelles approches d’enseignement de la lecture prometteuses pour ces élèves, issues des avancées scientifiques dans le domaine de la littératie auprès des élèves en difficulté d’apprentissage (Conners, 2006; Cohen, 2008; Waugh et al. 2009). Elles sous-tendent un enseignement systématique, explicite et intensif avec des adaptations et du soutien (Cologon, Cupples et Wyver, 2011; Schnorr, 2011).

PARTENAIRES DU PROJET

  • Le projet se fonde sur une approche de recherche collaborative et a pour socle une première année de travail commun entre les acteurs du milieu scolaire (direction, CP, ressources régionales, enseignants) et ceux de la recherche universitaire.
  • La dynamique de partenariat entre les chercheurs et les intervenants du milieu scolaire est la pierre angulaire à la réussite du projet de formation continue. Céline Chatenoud agit en tant que responsable pour assurer le développement et la consolidation du partenariat entre les chercheurs et les acteurs du terrain impliqués : soit les CP, les enseignants, les directions d’école ainsi que la ressource régionale. Les partenaires en place partagent ainsi d’ores et déjà des expériences communes, base de la confiance mutuelle permettant d’assurer la réussite du projet. Des nouveaux partenaires, principalement des enseignants sont aussi inclus dans le projet de formation depuis l’automne 2014

De plus, Céline Chatenoud travaille en étroite collaboration avec la deuxième professeure chercheure Catherine Turcotte, qui détient une large expérience de partenariat avec le personnel scolaire dans des projets similaires de formation. Cette dernière a ainsi mené à terme plusieurs projets sur l’enseignement/apprentissage de la lecture depuis 2007 auprès de la population d’élèves à risque et fait partie d’une équipe de recherche reconnue par la faculté d’éducation qui se nomme ADEL (Apprenant en difficulté et littératie) . Elle est ainsi très familière avec le travail de collaboration avec les acteurs de l’école. Ses connaissances en orthodidactique de la lecture, alliées à celle du professeure Chatenoud en Déficience Intellectuelle permettent d'offrir une complémentarité originale dans le programme de formation.
Rebeca Aldama, étudiante à la maîtrise et développant son expertise sur l’évaluation des capacités en lecture des élèves DIl, supervisée en codirection par les deux chercheures, vient compléter l’équipe de recherche. Enfin Caroline Denaes, stagiaire postdoctoral contribue à la réflexion quant aux stratégies à adopter pour les faibles lecteurs.

  • Du côté du personnel scolaire, les membres de l’équipe peuvent compter sur un partenariat solide avec Julie Guillemette, instigatrice du projet et porte-parole à l'origine de la demande de collaboration entre chercheurs et milieux. Elle collabore depuis le début pour le développement de la formation et a permis le financement de l'année préformation de recherche exploratoire. Elle est une partenaire essentielle au projet, car elle détient des connaissances et des compétences solides sur le plan scientifique comme pédagogique.

PLANNIFICATION

La formation a débuté en novembre 2014 et s’étalera sur deux ans et s’articulera chaque année sur trois temps suivant le rythme scolaire.

  • Elle permettra à la fois l’appropriation par les acteurs de connaissances sur les pratiques d’enseignement innovantes et à la fois leur mise à l’essai. Durant les mises à l’essai, les CP et une assistante de recherche, de concert avec les chercheures, seront disponibles bimensuellement pour modéliser des stratégies, fournir des ressources, donner des rétroactions.
  • Les impacts de la formation sur les enseignants ainsi que sur l’équipe de chercheurs-formateurs seront documentés à l’aide d’outils d’analyse des données quantitatives et qualitatives tout au long de la formation. L’ensemble des données de mesures des effets permettra de faire émerger des modèles transférables en plus d’alimenter la formation des enseignants.

Le travail aboutira également vers la co-construction de matériel de travail selon des thématiques appréciées des jeunes ayant une DIl en fin de cycle primaire et début secondaire et adaptées à leur âge: soit les voyages, l’écologie, les sciences, les métiers.

Le matériel sera disponible par un lien vers le site :
http://www.adel.uqam.ca/