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En conclusion

Les propos recueillis dans le cadre de ce projet de recherche montrent que, selon la situation, les postures de collaboration entre les personnes varient selon les contextes.

Le type de relation entre les mêmes personnes peut passer d’une posture à une autre, allant du rôle de l’expert au rôle de partenaire, et ce en fonction de divers éléments.

Par ailleurs, pour un même acte de langage, le type de posture impliqué n’est pas toujours le même.
    Par rapport aux types de rôles tenus par les acteurs en jeu autour de l’élève qui présente un TSA, l’on constate que le rôle de partenaire est peu adopté par les différents acteurs gravitant autour de l’enfant TSA, tant au sein de l’école qu’avec les acteurs externes.

Rappelons que le partenariat est une forme particulière de collaboration plus exigeante à réaliser et qui implique une relation d’égal à égal où tous travaillent ensemble et s’impliquent dans la même direction. Dans les extraits de verbatim analysés, peu de réel partenariat est  observé : seulement quelques rares cas de prise de décision partagée étant relatées. Ainsi, malgré l’importance et la pertinence de la collaboration mises de l’avant par les participantes (par le biais de souhaits exprimés notamment), la mise en action semble difficile et souvent incomplète.
    La collaboration entre l’école et le réseau de la santé et des services sociaux apparait particulièrement peu présente, et se limitant bien souvent à une posture d’expert des intervenants du réseau de la santé et des services sociaux envers le milieu scolaire.

L’Entente de complémentarité entre le réseau de la santé et des services sociaux (Gouvernement du Québec, 2003) et les divers documents ministériels qui accompagnement cette entente n’étaient pas connus des participantes avant d’entamer ce projet de recherche. Cette entente vise une meilleure continuité des services entre les divers réseaux, un « continuum de services intégrés pour les jeunes », tel que mis de l’avant dans le cadre de référence lié à cette entente (Gouvernement du Québec, 2013).

    Sur le terrain, peu de concertation entre l’école et les établissements de santé et de services sociaux a été relatée; les deux réseaux semblent la plupart du temps agir en vases clos.

Quelques initiatives de partage d’informations, tributaires des personnes en poste, sont en place et semblent toutefois bien fonctionner. Outre cela, les deux réseaux participent parfois ensemble à des rencontres de plan de services individualisé (PSI). Au-delà de ces rencontres formelles et « obligées », bien peu se poursuit sur une base quotidienne. Par ailleurs, ces rencontres de PSI impliquent peu l’élève et ses parents dans la mise en place des objectifs.